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Le projet REMA – Restauration et Entretien des Mares des Antilles

Comment entretenir et/ou restaurer une mare dans un contexte tropical* ?

*Milieu régulièrement soumis à des périodes de sécheresse intense et des invasions biologiques

REMA : « Restauration et Entretien des Mares des Antilles »

Une des mares asséchées de Marie-Galante visitée lors de notre phase de prospection, janvier 2022

Le nouveau projet phare du PRZHT

Depuis sa création en 2012, le Pôle-Relais Zones Humides Tropicales (PRZHT) œuvre à sensibiliser les acteurs ultramarins à la préservation des milieux humides. Si les efforts ont d’abord été concentrés sur l’écosystème emblématique qu’est la mangrove, le PRZHT s’attache désormais à mettre la lumière sur des zones humides considérées, à tort, comme de moindre importance, comme les marais, les prairies humides ou, dans ce cas précis, les mares.

En effet, plus de 3500 mares ont été dénombrées en Guadeloupe (dont 600 à Marie-Galante) et environ 1100 en Martinique.

Interface d’accueil des visites virtuelles « Mares de Martinique »

Depuis la diffusion de nos visites virtuelles des mares des Antilles en 2019, ces milieux font l’objet d’un intérêt croissant par les acteurs de la conservation et de nombreuses initiatives ont ainsi vu le jour.

 

LE PROJET REMA

Ce projet, d’une durée de 26 mois, a pour finalité la réalisation d’un guide technique articulé autour d’une dizaine de mares à restaurer sur les territoires de Martinique, Guadeloupe et Saint-Martin.

Ces mares feront l’objet d’une phase d’expérimentations d’une année qui aboutira à une restauration et des préconisations d’entretiens adaptées qui seront retranscrites dans le guide REMA.

Présence d’Espèces Exotiques Envahissantes dans la mare de Pont café, commune de Sainte-Luce en Martinique, février 2022

Chaque site a été sélectionné selon différents critères (typologie, fonctionnement, besoins, actions à privilégier…). La mare se devant d’être/d’avoir :

  1. Représentative des mares des Antilles,
  2. Préférentiellement sur du foncier public (afin d’assurer l’intérêt collectif),
  3. Un potentiel et des enjeux à être réhabilitée,
  4. Des services écosystémiques à valoriser ou à restituer (régulation des crues, ressource en eau, habitats faune/flore, intérêt paysager/récréatif/pédagogique…),
  5. Une problématique particulière et récurrente (comblement, invasions d’Espèces Exotiques Envahissantes, pollutions, piétinement des bovins, assèchement…).

Quelles techniques employer ? A quelle fréquence ? Dans quels matériels investir ?

Avec REMA, le Pôle-Relais Zones Humides Tropicales a pour ambition d’apporter aux acteurs de l’environnement un outil qui fournira des réponses concrètes aux questions techniques qui se posent en termes d’aménagements, d’entretien, de suivi et de restauration.
Mélanie Herteman durant la prospection en Martinique, commune de Schoelcher, février 2022.

Pour mener à bien ce projet, le PRZHT s’est entouré de Mélanie HERTEMAN, écologue et spécialiste des zones humides tropicales, Matthieu NORDEN consultant milieux littoraux et de Florent TAUREAU spécialisé en cartographie des écosystèmes tropicaux.

Les actions « REMA » à destination des porteurs de projets sélectionnés :

  • Un accompagnement technique et une expertise terrain adaptés
  • Des préconisations spécifiques répondant aux besoins de restauration selon les différents critères
  • Une analyse cartographique : contexte spatial de chaque site expérimental
  • La retranscription de l’étude de cas dans le guide qui sera publié en fin de projet.

 

Des formations basées sur le guide technique REMA seront le point d’orgue de ce projet avec la volonté de s’inscrire sur le long-terme en répondant à toute velléité de conservation de ces « mini-zones humides » en milieux tropicaux.

Si besoin d’informations spécifiques, vous pouvez contacter Dylan CLAMENS (Chargé du projet REMA) à l’adresse suivante : dylan.clamens@uicn.fr

Ce projet est financé par l’Office français de la biodiversité, l’Office de l’eau de Martinique, l’Office de l’eau de Guadeloupe et le Comité français de l’UICN.

Pour en savoir plus sur l’intérêt écologique et patrimoniale des mares aux Antilles :

La mare un point d’eau naturel à préserver